En prise de son acoustique, la salle fait partie intégrante de l’instrument. Le signal capté par les microphones est toujours un mélange de son direct et de champ réverbéré, dont les proportions dépendent de la distance, de la directivité des microphones et des caractéristiques de la salle.
Le son direct correspond à l’onde sonore arrivant au microphone sans réflexion. Le champ réverbéré est constitué de l’ensemble des réflexions multiples sur les parois, le plafond, le public et la scène.
Le rapport entre son direct et champ réverbéré est un paramètre fondamental : il conditionne la précision, la clarté, mais aussi la sensation d’espace.
Les premières réflexions (généralement dans les 20 à 80 ms après le son direct) participent fortement à la perception de la taille de la salle et à la largeur de la scène sonore.
Leur direction et leur délai influencent la localisation des sources et peuvent soit renforcer, soit perturber la lisibilité du message musical.
Plus le microphone est proche des sources, plus la part de son direct augmente. À l’inverse, en s’éloignant, le champ réverbéré devient dominant.
En captation orchestrale, le placement du couple principal vise souvent un compromis entre définition des attaques et enveloppement spatial.
Le choix de la hauteur, de l’écartement et de l’angle des microphones influe directement sur la balance entre pupitres, la cohérence de phase et la largeur de l’image stéréophonique.
Les microphones d’appoint peuvent compléter le couple principal, mais ils doivent être utilisés avec précaution afin de préserver la cohérence spatiale de l’ensemble.
Dans ce cadre, l’écoute attentive de la salle avant toute installation de microphones reste une étape essentielle.
Ces notions d’acoustique sont directement liées au choix des microphones et des techniques stéréo ou immersives, détaillées sur la page Microphones et techniques de prise de son.
Capturer des sons dans leur environnement (field recording), dans la nature (oiseaux, forêts, bruits de la nature au sens large), avec des musiciens ou en concert, est devenu plus aisé grâce aux matériels d’enregistrement, aux ordinateurs et aux logiciels performants, ainsi qu’aux compétences accessibles sur Internet.
Appuyer sur le bouton rouge de son enregistreur, après avoir placé son microphone, semble évident, parfois même plus facile que de prendre une photo. Mais au fur et à mesure des expériences, nos oreilles deviennent plus exigeantes, et le son enregistré, écouté en dehors de son environnement originel, ne restitue pas toujours le ressenti initial.
Nos oreilles se révèlent d’ailleurs plus exigeantes que notre vue : la perception et la localisation des bruits ont été capitales pour nos ancêtres chasseurs, afin de se nourrir et d’identifier de potentielles menaces.
La littérature sur le son bascule souvent dans des mathématiques qui évitent d’expliquer les phénomènes avec des mots simples. L’objet de ce document est de faire abstraction de toute équation.
Le son est simultanément :
On parle alors de :
C’est la vision dominante en acoustique physique et en analyse fréquentielle (Fourier).
Lien de référence : https://www.weles-acoustics.com/en/technologies/particle-velocity-sensor/
On ne décrit plus seulement l’onde qui passe, mais :
C’est cette lecture qui ouvre vers la spatialisation réelle du champ sonore.